Risques d'inondation et de submersion marine

Les altitudes (norme NGF) relevées dans la commune sont souvent très basses. Des espaces immenses sont aux alentours de 3 m, notamment dans les zones des marais de Bréjat, Dirée et Saint Augustin. L’urbanisation a investi certaines de ces basses terres, comme près de l’hippodrome, par exemple. On peut préciser ces altitudes grâce aux cartes de l’IGN et, plus encore, avec les « repères de nivellement » posés par exemple sur l’église des Mathes (12,58 m), à la  passe aux Maurines (près de la station de. pompage : 2.71 m) ou à la passe de la Lourde à Saint Augustin (2,86 m).

A Royan, en temps « normal », une très grande marée atteint en théorie l’altitude de 2,88 m NGF. Mais avec une surcote dépassant largement le mètre, comme en 2010, et éventuellement un effet de "run-up" dû aux vagues, de nombreuses terres de la presqu’île d’Arvert seraient bien en dessous du niveau de la mer. Bien sûr, cela suppose qu’une brèche ait été faite dans une des protections que nous croyons invincibles, ou que la mer soit entrée par une voie bien différente, comme un chenal communiquant avec la mer ou la Seudre.

Sur le site http://www.floodmap.net/ , on peut se faire une idée de ce que serait la submersion marine de la Presqu’île d’Arvert  lorsque la mer monte à l'altitude de 4 m NGF:

  Les altitudes prises en compte pour la réalisation de cette simulation ne sont pas aussi précises que les données de l'lGN (elles résultent de mesures radar faites à partir de la navette spatiale), mais l’effet est saisissant et reflète bien le risque encouru.

Dans le cadre de la préparation de son Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT), la CARA propose sur son site un texte sur les risques littoraux et une série de cartes qui répertorient les zones inondées lors de la tempête Xynthia (voir, par exemple, la carte des  inondations des zones de La Tremblade et de Marennes). Chacun pourra les consulter. Les altitudes atteintes par la mer lors de la tempête y sont indiquées.

Ces risques de submersion marine devraient conduire à des contraintes sévères sur les futurs permis de construire. En attendant, des habitations ont bien été construites dans des zones d’altitude de 3 à 4 m NGF, notamment au voisinage de Bréjat et de l’hippodrome.

Sur le sujet, on pourra lire utilement le compte-rendu de la conférence de M. Boucard faite pour Nature en Pays d’Arvert et lire « La tempête Xynthia face à l’histoire » (Le Croît vif, 2010).