Club Med: où en sommes nous?

Club Med: où en sommes-nous ?

Voilà des mois que le Club Med de La Palmyre retient l’attention de la presse. Des articles récents en témoignent encore (S-O.1 et S-O.2) . L’histoire a commencé en septembre 2015 avec le dépôt d’un permis de construire par la Sempat17, dont le Club Med est locataire, pour sa montée en gamme et la construction de nouveaux bâtiments. En novembre, un recours est déposé par deux associations, dont la nôtre, pour non respect de la Loi Littoral. La Sempat17 en convient et dépose, avec l’accord du Club Med, une nouvelle version du projet découpée en 3 permis signés en mai dernier par le maire des Mathes. Faisons le point.

Dans un article intitulé « Le Club Med à la Palmyre : atout ou épée de Damoclès ? », nous faisions une synthèse rapide des questions liées au Club Med de La Palmyre : son site, ses origines, la Sempat17 qui l’héberge, les problèmes liés à l’érosion du littoral et, finalement, le permis déposé en septembre 2015.

Le projet initial comportait, outre la réfection et l’amélioration de l’existant, la création de 3500 m² de plancher, dont un bâtiment dédié aux colloques et réunions d’affaires près de l’entrée, deux bâtiments d’hébergement et une piscine au ras de la limite des 100 m, et l’ajout d’une grande terrasse au restaurant, hérité de l’ancien village de vacances, situé à moins de 100 m de la mer. Ce projet était en infraction avec la Loi Littoral à plusieurs titres, comme l’était d’ailleurs, 14 ans plus tôt, l’installation du Club Med.

A la suite du recours déposé par Demain Les Mathes et Nature Environnement 17, la Sempat17 a fait une nouvelle proposition découpée en trois permis qui satisfait le Club Med :

  • Un permis modificatif qui supprime les nouveaux bâtiments situés initialement très près du littoral (hébergements de luxe, piscine « calme » )
  • Un nouveau permis qui replace ces bâtiments vers l’arrière du site, de telle sorte que le principe de covisibilité depuis la mer (et la promenade des deux phares) ne soit plus enfreint.
  • Un permis spécial pour l’agrandissement de la terrasse du restaurant qui sera désormais démontable.

Ces permis ont été signés par M. le Maire en mai dernier.

Si les modifications proposées présentent une avancée par rapport à la première mouture, il n’en demeure pas moins qu’au sens strict de la Loi Littoral, ils sont toujours en illégalité.

A Demain Les Mathes, nous avons néanmoins décidé de ne pas attaquer ces nouveaux permis. Pourquoi ?

  • Les modifications proposées constituent des progrès significatifs.
  • Le site occupé par le Club Med n’a malheureusement plus grand-chose de naturel, et nous préférons porter nos efforts sur des espaces de la commune encore préservés.
  • Le Club Med fait partie du paysage économique de la commune et son départ pourrait mettre le département et la commune en difficulté, au vu des investissements qui ont déjà été consentis.

Soyons clairs : le fait que Demain Les Mathes ne dépose pas de recours contre les nouveaux permis de construire présentés par la Sempat17 ne signifie pas que nous cautionnons les entorses à la Loi Littoral, et nous serons très attentifs aux futures décisions de la municipalité en terme d'aménagement du territoire.