Création du Parc Naturel Marin de l’estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis charentais

Ecrit par: Monique
Mis à jour : 05 avril 2015
Création : 05 avril 2015

Création du Parc Naturel Marin de l’estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis charentais

Vous avez pu le lire dans la presse ou le voir dans les journaux télévisés, Ségolène Royal, Ministre de l’Environnement, de l’énergie et du développement durable, est venue en personne hier samedi 4 avril signer symboliquement le décret de création du Parc. 

 Les futurs gestionnaires étaient invités  à la Préfecture à la Rochelle en présence du Préfet Maritime et de la Préfète de Charente-Maritime.

 

Septième aire marine protégée de France, il s’étend au nord, de la Vendée au niveau du Payré, jusqu’au sud, au Bec d’Ambès dans l’estuaire de la Gironde. Il englobe la Seudre jusqu’à Saujon, la Charente jusqu’au pont transbordeur de Tonnay Charente, la Sèvres niortaise jusqu’à l’ancien pont du Braud. Au large, sa frontière longe approximativement la ligne des 50 mètres de profondeur. Plus de 6500 km2 de superficie, 700 km de littoral en font le parc marin le plus important de métropole.

Longtemps bloqué soi-disant pour des problèmes de gouvernance, le retour de Ségolène Royal au gouvernement a signifié la réactivation du dossier. Un projet de création de comités géographiques (littoral vendéen, pertuis charentais, estuaire de la Gironde) aptes à prendre des décisions sur des problèmes locaux a emporté l’indécision de ses derniers détracteurs. L’urgence concernant l’état de l’eau a été une motivation comprise par tout le monde.

Le siège social du Parc sera vraisemblablement basé à Marennes, le conseil de gestion sera fort de 69 membres avec une répartition parmi tous les acteurs soigneusement réfléchie. Un directeur et deux autres personnes devraient être embauchés d’ici la fin de l’année. Quant au conseil de gestion, celui-ci a trois ans maximum pour se mettre en place.

Même si il a bien été martelé qu’il n’était pas question de faire une sanctuarisation de la nature, mais de permettre le développement des activités humaines dans le respect du développement durable, cette création est indiscutablement une excellente initiative. Reste à voir quel financement sera octroyé à son bon fonctionnement